Tassie (‘s the end)

Cradle Mountain National Park.

Bon, je précise tout de suite qu’il y a un jeu de mots dans le titre et que, si au terme de la lecture vous n’avez pas saisi celui-ci, libre à vous de me le signaler dans l’espace de commentaire. Pour vous aider, sachez que ‘Tassie‘ est le surnom de la Tasmanie (de même qu’un Aussie est un Australien), et que nous arrivons au terme de notre épopée australe.

Une fois encore, et pour la dernière fois sur ce blog, nous vous offrons quelques clichés pris au cours de ces 10 journées (et environ 1.700 kilomètres) de pérégrinations sur les terres les plus au sud du pays. Il pourrait bien s’agir de la dernière note de ce blog : notre retour au pays étant prévu fin novembre après une escapade de 17 jours au Vietnam.

Alors, comme attendu, ces dix journées Tasmaniennes auront été frisquettes et surtout arrosées. L’année 2010 aura d’ailleurs été caractérisée ici en Australie par un niveau de précipitations plus important que d’ordinaire.

Si les paysages de cette île sont si différents de ce qu’on a pu voir sur le continent, le climat n’est pas en reste : à Cradle Mountain, nous avons eu de la neige à 1.200 mètres d’altitude. Au lac Saint-Clair, elle tombait à environ 900 mètres. Voilà pour le décor.

Dernier rebondissement

Enfin, avant de vous montrer quelques clichés, je ne résiste pas au plasir de vous narrer le dernier rebondissement dans l’épisode de la vente de notre (ex) van. Nous avons ainsi appris par l’intermédiaire des nouveaux propriétaires de l’engin que nous roulions depuis au moins quatre mois sans y être autorisés. La faute à une amende pour mauvais stationnement récoltée le jour de l’achat du véhicule à Sydney, il y a plus de 9 mois, et jamais payée. Je me souviens avoir évoqué le sujet sur ce blog il y a quelques temps. Le non-paiement de cette prune, en dépit je l’imagine des courriers envoyés par les autorités, entraînant l’annulation de l’immatriculation.

Nous avons finalement payé notre dette (majorée d’une centaine de dollars pour le retard). Mais nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’en cas de souci quelconque sur la route, avec un véhicule non-immatriculé, nous aurions peut-être pu vous donner quelques informations sur le système judiciaire australien ! Ouf !

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Tasmania, here we come !

Veuillez noter que le souci informatique qui vous empêchait de visionner notre dernier diaporama a été réparé. N’hésitez donc pas à revenir à la note précédente. Pardonnez-nous pour ce contretemps. Merci de votre fidélité.

Je m’étais déjà préparé à vos questions : quel sera le meilleur souvenir ou le plus bel endroit vu durant cette année ? Qu’est-ce que vous regrettez de ne pas avoir fait ? A cette deuxième question ma réponse aurait été, sans hésitation : « Ne pas être allé en Tasmanie« .

C’est à ce jour le seul des 8 états ou territoires australiens que nous n’ayons pas visité. Et, à en croire les voyageurs rencontrés tout au long de notre périple, ce serait la plus belle région du pays. Une contrée ressemblant à la Nouvelle-Zélande et qui partage avec cette dernière une position très au sud sur le globe terrestre (je vous laisse vérifier par un petit clic ici). La conséquence directe étant un climat plus que frisquet.

Mais il était dit que cette fin de voyage se déroulerait sous de bons hospices (je pense notamment à notre bras de fer victorieux avec les services fiscaux). En effet, quelques jours après notre arrivée à Melbourne, nous avons vendu « Tommy »*, notre cher van. La rapidité de la vente nous donne donc du temps et de l’argent pour filer vers Hobart (capitale de l’Etat de Tasmanie), dès ce mercredi. Pour les dix jours sur place, nous avons loué … un van.

Le pays du diable

La Tasmanie, outre son climat délicat, est connue pour avoir été l’une des premières colonies australiennes au début du 19e siècle. Elle a surtout été le lieu d’implantation de pénitenciers à la réputation terrible (Port-Arthur étant le site principal).

Séparée du continent depuis plusieurs milliers d’années avec la montée du niveau de la mer, la Tasmanie, (68.000 km² soit deux fois la Bretagne) est réputée avoir plusieurs dizaines d’années de retard sur le reste du pays. Mais les charmes de l’île auraient tendance à faire refluer ce sentiment, explique notre Lonely Planet.

Enfin, l’île abrite – dans des parcs – les derniers spécimens au monde d’une espèce plus que menacée : le diable de Tasmanie. 75% de ces diables (un mélange entre l’ourson et le chien) seraient affectés par un cancer de la face. Un autre animal, le tigre de Tasmanie, aurait lui été chassé par les colons européens jusqu’à l’extinction de l’espèce. Pourtant, selon une autre version, le tigre de Tasmanie mènerait simplement une existence paisible au plus profond de l’île. Tiens ! Rose, on prend l’appareil photo ?

* C’est le nom que lui donnaient les anciens propriétaires. Nous n’avons pas conservé cette habitude mais la pratique semble courante chez les backpackers.

From Adelaide to Melbourne

Nous voici donc à Melbourne, seconde ville du pays (derrière Sydney), au terme, ou presque, de l’aventure. Nous avons effectué, en plus de 30.000 kilomètres, une boucle autour du pays, Tasmanie exceptée (comme vous pouvez le constater en cliquant ici). Il est temps pour nous de penser à vendre notre cher van et, pour cela, de lui apporter quelques réparations nécessaires.

Depuis l’Australie Méridionale jusqu’à Melbourne, capitale du Victoria, nous avons sérieusement accéléré l’allure, sans pour autant manquer quelques endroits magiques. Au premier rang de ceux-ci la fameuse Great Ocean Road. Une route qui longe la cote sud-ouest du Victoria, au milieu de paysages superbes, notamment des falaises calcaires érodées par la mer et dévoilant des formes étonnantes.

La Great Ocean Road est une attraction touristique majeure en Australie, au même titre que la Grande Barrière de corail ou Uluru. Son site le plus connu, les Douze Apôtres (formations rocheuses anciennement accrochées à la terre ferme et désormais « échouées » au large), attire chaque année plus de 2,5 millions de visiteurs. Un coup d’oeil ? C’est ici.

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Vegemite

Je me rappelle les paroles de ma rédactrice en chef au figaro.fr, qui, à mon départ, me disait qu’elle lirait ce blog si et seulement si je n’y étalais pas tous les clichés sur l’Australie : kangourous, opéra de Sydney, Uluru, koalas, boomerangs et didgeridoos. Il y a sans doute un autre élément à ajouter à cette liste. Un élément auquel – je crois – elle ne pensait pas, et qui est pourtant indissociable de la culture australienne : la Vegemite*.

La Vegemite (prononcez ‘Vé – djé – maille – T’), est une pâte à tartiner inventée dans ce pays en 1923 (dixit la note wikipedia consacrée au produit). Les Australiens en beurrent sur leur toast au petit matin (voire au déjeuner et lorsqu’ils ont un petit creux en général). A ce stade de la lecture, certains se diront : « On s’en tamponne le coquillard du fait que les Australiens bouffent de la pâte à tartiner au petit déj. Nous, on avale bien de la confiture, du beurre ou du Nutella ! »

Pas faux. Mais je vous propose de sonder les personnes de votre entourage ayant fait un séjour en Australie sur les qualités de cette pâte. Guettez la tronche qu’ils feront. Personnellement, quand j’ai gouté la Vegemite – qu’est-ce qu’on ferait pas pour vous faire partager notre expérience ! – j’ai pensé à l’odeur du vomi. Et puis, sur un toast préalablement beurré, ça passe mieux mais c’est toujours pas génial.

Les Australiens expliquent qu’à moins d’avoir été élevé à la Vegemite, il est difficile pour les Européens que nous sommes d’apprécier le produit. Parfois, eux-mêmes avouent ne pas consommer la Vegemite seule.

Pour les fans seulement

Pour terminer, et pour ceux qui ne sont pas encore écoeurés, voici quelques infos glanées après une recherche (très) rapide sur le net. Sachez que la vegemite est fabriquée à base de levure de bière. De couleur noire, elle a un gout salé. Son inventeur aurait voulu produire l’aliment le plus riche en vitamine B possible. Elle a été utilisée très vite par les médecins pour combler certaines carences.

La Vegemite est proche de la marmite anglaise. Elle a d’ailleurs été inventée pour remplacer la marmite devenue introuvable pendant la Première Guerre mondiale. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle faisait officiellement partie du bagage de chaque soldat australien envoyé au front.

* On trouve aussi la Vegemite dans plusieurs autres pays, Grande-Bretagne ou Nouvelle-Zélande notamment. Pas sur en revanche qu’elle y soit aussi massivement consommée.

God bless ATO, Que Dieu bénisse les impôts !

Pardonnez d’abord ce titre à l’intitulé si empreint de religion venant de l’athée que je suis. Il reflète cependant assez bien la douce euphorie qui nous a gagné hier en apprenant que notre compte en banque avait sérieusement gonflé, grâce à la dotation émanant du gouvernement australien.

Je m’explique rapidement et ensuite vous pourrez vaquer à vos occupations. ATO est le sigle de l’Australian Taxation Office, le service des impôts du gouvernement australien. Pour comprendre notre histoire, il faut savoir que dans ce pays, comme dans d’autres à travers le monde, les impôts sont prélevés à la source. Autrement dit, sur chacune de vos feuilles de paye, une somme est déduite de votre salaire et va dans les poches du gouvernement.

Au terme de chaque année fiscale, tout un chacun peut, après remplissage d’une déclaration similaire à celle que nous connaissons en France, récupérer de l’argent s’il en a trop versé. Ou, au contraire, verser davantage au gouvernement s’il n’a pas assez cotisé. Tout le monde a pigé ? C’est cool, on continue.

La plupart des backpackers venant en Australie avec un visa vacances-travail, comme le nôtre, récupèrent donc généralement une bonne partie de l’argent versé au terme de l’année fiscale. Souvent, ils laissent des organismes privés gérer la paperasse. Il n’est en effet pas forcément aisé de s’y retrouver dans les documents des services fiscaux, qui plus est rédigés dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle. Ces organismes privés se rémunèrent en prenant généralement 10% de la somme qui doit vous revenir.

La soupe à la grimace

Nous avons décidé de faire la décla nous-mêmes, dans un bureau de l’ATO, à Alice Springs. Un mois plus tard, et alors que nous attendions à toucher 5.000 jolis dollars (à nous deux) qui auraient mis du beurre dans les épinards, le gouvernement nous réclamait 600 dollars. Ce jour-là, autant vous dire que c’était la soupe à la grimace. Nous avons sérieusement songé à reprendre un petit boulot pour une quinzaine de jours, histoire de renflouer les caisses et ne pas avoir à piocher dans nos réserves hexagonales.

Avant de payer la somme réclamée, nous sommes allés voir l’ATO, à Perth cette fois, histoire de comprendre pourquoi tous nos petits copains repartent d’ici les poches remplies et pourquoi nous ne serions pas dans le même cas.

Finalement, il s’avère que nous avions, à tort semble-t-il, coché la case ‘non’ à la question : « Etes-vous résident australien pour les taxes ? »

Nous avons donc amendé notre déclaration d’impôts et, deux semaines, plus tard, je vous annonce la naissance de 5.600 dollars (4.000 €) venus éclore sur notre compte bancaire. Tout ça pour une case mal-cochée ! La somme nous permettra de profiter pleinement des quelques semaines qui nous restent ici.

Voilà, c’est tout. Certains seront sans doute déçus par la faiblesse de la somme concernée et se diront ‘Tout ça pour çà’.  Mais sachez qu’au vu de notre petit budget et des efforts déployés pour récupérer ces quelques dollars, ça fait un bien fou.

See you later pour des nouvelles plus … exotiques

Going east, finally

Cette fois, ça y est ! Nous mettons le cap à l’est. Au menu : traversée de la plaine désertique du Nullarbor (c’est fait depuis ce mercredi) puis direction Adelaide, avant Melbourne et Sydney, terme de notre aventure.

Avant cela, voici un résumé en images de ces derniers jours dans le sud-ouest de l’Australie. Autant vous dire que la région regorge de voluptés au premier rang desquels les vignobles de la région de Margaret River. Nous avons (évidemment) visité quelques caves, dégusté du fromage, du miel, des produits à base d’huile. Margaret River est aussi une des capitales mondiales du surf. Arbres géants, plages superbement blanches et sauvages, le sud-ouest nous a définitivement charmés. Voilà pourquoi.

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Et une petite carte, pour nous situer.

Everyday’s life

La plupart d’entre vous doit se dire : quelle bande de veinards ! Les vacances perpétuelles, le soleil, la mer… l’Australie quoi ! Mais sachez qu’il s’agit d’une réelle aventure.

Nous n’avons plus de « Sweet home », mais seulement un van de 4m50 de long, comprenant un lit surélevé sous lequel nous pouvons ranger nos affaires. Et par lit nous entendons une planche de bois retenue par des bouts de bois le tout recouvert d’un petit matelas en mousse ! Je vous raconte pas les courbatures. Après le lit, nous disposons d’une glacière dans laquelle on trouve tout notre garde manger. Enfin, nous avons la chance de disposer d’un petit lavabo et ainsi de pouvoir se brosser les dents tranquillement sans être obligé de cracher dans la nature (ce que font la pluspart des backpackers).

Voilà à quoi se résume notre van. Dernier détail qui a son importance, nous ne pouvons y tenir debout, ni nous y asseoir. Du coup, le matin nous mangeons dehors, le midi nous mangeons dehors et le soir nous mangeons… Ceci est aussi valable quand la température ne dépasse pas les 7°C.

Chaque soir nous dormons dans un endroit différent. Notre petit budget ne nous permettant pas d’aller au camping, il nous faut trouver des endroits discrets (à l’abri des yeux des rangers pour les parc nationaux, et des policiers pour les villes). Les amendes peuvent s’avérer très salées : 130 dollars par personne.

Ici, le soleil se couche tôt et se lève tôt. A 18h30, nous admirons les étoiles, du coup à 21h, papi et mami sont généralement déjà dans les bras de Morphée. Et à 7h nous émergeons tranquillement. ça fait des sacrées nuits, on le sait, mais l’aventure ça fatigue.

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